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Oyoné Bongotha Sir Bernard, est un jeune rappeur gabonais. Issu de la couche sociale laissée pour compte, on comprend son acharnement contre les injustices car il a connu une enfance éprouvante. Rebel et indiscipliné, ses premières sanctions commencent dès l’école primaire où il est exclu pour s’être opposé au maître. A l’âge de 15 ans, il quitte la maison familiale pour allez « changer le monde » et le reconstruire à sa façon. Très vite, il est recueilli par des prêtres qui lui enseignent les valeurs morales et les vertus de l’espoir et de l’amour. Assagit mais toujours revendicateur, son éducation religieuse est un atout majeur. Il poursuit ses études secondaires dans le respect de la vie et jouie de la protection divine. SIR savait-il que Dieu veillait sur lui ? Oui, le petit protégé des prêtes avait appris à vivre dans l’espoir qu’un jour la chance lui sourira. Son goût pour la musique l’emmène avec une bande de copains à former un groupe de rap qui a laissé des traces au collège. Les années passent, les jours défilent et en 1994 le hip hop gabonais continu à se frayer un chemin jusqu’à séduire la jeunesse qui trouve en cette culture un moyen d’expression et de revendication. Très attentif aux événements, SIR suit de près le mouvement rapologique animé à cette période par des groupes tels que Raaboon, V2A4, Siya Possi x. En 2004, l’aventure l’emmène au Cameroun où il apprit à vivre de business. De retour au pays, il continu à bénéficier de l’hospitalité de ses amis avec qui il va poursuivre ses activités. Se contentant de vendre quelques produits dont il ignorait souvent la provenance, SIR va frôler de justesse les mures de la prison qu’il finit par visiter pendant près de deux mois au milieu des criminels les plus redoutés. Il va se servir de ce moment pour rédiger quelques textes et méditer sur son avenir. Pourtant, malgré les conditions difficiles du moment, il grandit avec l’espoir de devenir une star du rap, et peu à peu sa passion pour cette musique prit une autre dimension. En 2007, il se rend compte qu’il a une chance et rassemble tous ses textes lorsqu’il apprit l’organisation, par le label Eben, d’un concours de rap. Mais n’ayant pas tous les critères, il manquait de maquette et SIR ne disposait pas de moyen technique et matériel adéquat pour la réaliser. Cependant, le jury lui accorda une dérogation mais à condition de procéder en freetstyle. Impressionné par son flow, le jury est convaincu dès les 30 premières secondes et SIR bénéficie d’un passage en studio pour se faire enregistrer. En 2008 il sort son premier titre « scandale » où il dénonce les insuffisances du système et les inégalités sociales. Son flow incisif et impeccable et ses lyrics socialement engagés, ou tout du moins « conscients » lui donne du poids et de la crédibilité. Révolté, il aborde les thèmes liés à la pauvreté, il parle d’amour et dénonce les guerres stupides. I Sortie des déboires de l’enfance, il aime le rap et croit que grâce à lui, il peut changer quelque chose. Engagé, dans un style dur, il s’adresse à un public attentif, faisant de ses textes une vraie histoire remplie de foi et d’émotions. Simple et modeste, SIR est considéré par ses pairs comme l’une des révélations du hip hop gabonais.
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| Mis à jour ( Lundi, 23 Mars 2009 14:59 ) |